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Sur les pas de Pierre L’Ermite…

Boisset, comme disent les « pays » tire son nom d’un modeste sanctuaire du Moyen Age perdu dans l’immensité des futaies qui couvraient la région (boissetum en latin signifiant petit bois). Cette chapellenie dédiée à la Bienheureuse Vierge Marie fut érigée aux environs de l’an 1070 en paroisse du diocèse de Mâcon. La tradition relayée par les chroniques de l’abbé Prajoux, veut que Pierre l’Ermite y vint chercher, dans la retraite et le silence des forêts, l’inspiration de ses prédications pour les Croisades. Situé au cœur des bois, ce sanctuaire consacré à la Vierge a donné son nom, dès 1317, à la modeste paroisse de Beata Maria de Boysseto, qui fut un centre de pèlerinage réputé et richement doté par les Seigneurs voisins.

En effet, Girard, Seigneur de Perreux, dont les terres s’étendaient sur Boisset, et Guillaume, Comte de Forez, furent des bienfaiteurs de l’abbaye de Saint-Rigaud qui, par voie de conséquence, nomma pendant longtemps à la cure de Boisset. Du Moyen Age à la fin des guerres de religion, la dévotion à la Vierge fut florissante puis, hormis la fête populaire du village célébrée le 15 août, tomba en désuétude jusqu’au XIXième siècle où, à la faveur des apparitions de la Vierge à Catherine Labouré, les curés Chervet, Giry et leurs successeurs ressuscitèrent l’ancienne dévotion.

C’est alors qu’apparaît au fronton de l’église paroissiale une statue blanche de la Vierge à la médaille miraculeuse soulignée de l’inscription «Ils m’ont établie leur gardienne et protectrice»
Le patrimoine historique de Notre-Dame-de-Boisset se complète du Château de Bussières qui tire son nom des landes de buis exposées au midi. Ce joli castel érigé en fief dans la deuxième moitié du XIIIième siècle passa entre les mains de deux familles de la noblesse régionale avant de devenir en 1724 la propriété de Charles Ferrier, maître de poste pour le roi au relais de l’Hôpital-Sur-Rhins.

Au fil des siècles, les régistres paroissiaux attestent des pillages, de la disette et de la grande pauvreté de la population ; ainsi en 1709, après un automne pluvieux et un hiver très rigoureux les récoltes furent inexistantes et les gens mangèrent du pain fait avec des glands, des racines de fougère et des écorces d’arbres ce qui engendra une terrible maladie entraînant la mort de nombreux villageois.
Au fur et à mesure du déboisement, les familles de charbonniers exploitant les forêts dès le Moyen Age laissèrent petit à petit place à de nombreuses familles d’ouvriers agricoles cultivant champs, prairies et vignes.
Vers la fin des années 1800 le pays n’était pas riche, la vie y était rude au point que : Les habitants, durs comme leur sol, pèchent si peu par excès d’aménité qu’ils ont mérité d’être surnommés « les loups »

Mais les boscois ont su au cours de la seconde guerre mondiale démontrer leur véritable nature en n’hésitant pas, en dépit des difficultés de l’époque, à recueillir et à loger plusieurs dizaines de réfugiés, chassés de leur lorraine natale. Un ex-voto, offert par ces familles reconnaissantes, commémore dans l’église cet élan du cœur.


Au début du XXième siècle le vignoble qui recouvrait une bonne partie des coteaux, disparaît progressivement au profit d’exploitations d’embouche de bœufs blancs charolais.
Bien que le nombre d’exploitants agricoles n’ait cessé de diminuer depuis 1970, la population des « Boscois » a globalement augmenté de plus de 55 % ces vingt dernières années ; l’exode rural des décennies précédentes se trouvant ainsi enrayé par la construction de maisons individuelles à la campagne.

La qualité d’un cadre de vie remarquable, alliée à la proximité de l’agglomération roannaise et à la bonne desserte routière (autoroute A72 vers St Etienne et Clermont-Ferrand ; futur autoroute A89 vers Lyon) est à l’origine de l’attraction exercée par NOTRE-DAME-DE-BOISSET.